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Atari: ce qui s`est réellement passé !

Voici un courrier électronique de Don THOMAS, ancien d`Atari Corp. Celui-ci travaille maintenant chez Sony mais sa nostalgie de l'Atari nous permet aujourd'hui d'en savoir un peu plus sur ce qui s'est réellement passé....
Le texte est vu de l'intérieur, cela va de soit et de l'extérieur le tiens à rappeler que tout le monde est unanime pour dire que le principal problème de la corp est de n`avoir jamais su communiquer.
Pour ma part, en deux ans de rédaction de St Magazine, je n'ai reçu qu'un communiqué d`Atari et ce pour la sortie de Tempest 2000 Pc. Ce qui se passe de commentaire. Don THOMAS titre 'Avez-vous entendu dire au-revoir ?' mais comment quelqu'un aurait-il pu le faire, puisque la corp elle même n'a pas communiqué sur un quelconque départ. Ceci-dit, Si vous êtes comme moi, vous aurez certainement la rage au coeur à lire ce texte en vous disant que décidément tout était contre nous.
Heureusement, l'histoire atarienne a appris à vivre sans la reconnais­sance des médias ni la volonté de d`Atari. Hier J'avais Jean RICHEN, ancien responsable commercial d`Atari France puis Atari UK, au télé­phone. Il était lui-même surpris de la vivacité de notre marché. Le TOS, et maintenant la Jag, ont échappés à leurs créateurs pour assurer leurs pro­pres vies. Peut-être est-ce finalement là la raison d'un au revoir qui n'a pas finalement lieu d'être.........

Godefroy de MAUPEOU

 

Sillicon Times Report #1241 (11 octobre1996)
"Avez vous entendu quelqu'un dire au revoir ?"
par Donald A. Thomas Jr. (4 octobre 1996)
traduit par Frèdéno Jaume (jaume@massilia.univ-mrs.fr)

 

C'est étrange d'imaginer qu'une institution, aussi énorme et puissante qu'Atari l'a été, ai définitivement fermé ses portes il y a peu de temps. Le plus étonnant pour moi, c'est que tout ça s'est passé sans la moindre réaction ni du milieu, ni de l'extérieur de l'industrie des jeux vidéo. Je peux comprendre que les joueurs aient vite oublié Pong. Je réalise aussi que des classiques comme Missile Command et Asteroids ne sont pas du style à pousser les consoles 32 et 64bits vers une limite technologique. Je sais trés bien tout cela, mais mon coeur ne peut faire face a la vérité : le monde et la compagnie connue sous le nom d'Atari n'ont jamais pu trouver aucune manière amicale de coexister. Le Mardi 30 Juillet 1996, Atari Corp, a récupéré toutes les parts de sa compagnie (ATC), les a fermement empaque­tées et offertes à JTS Corp, un fabricant et distri­buteur de disques durs, Le mercredi suivant, les actions s'échangeaient sous le symbole JTS. En quelques semaines, le personnel restant chez Atari (qui n'avait pas été congédié ou qui n'avait pas démissionné) a déménagé dans les locaux de JTS à San Jose, Californie. Les trois per­sonnes (NDT: oui, les 3 personnes !), furent assi­gnées dans différents secteurs du batiment, et tous ce qui reste d'Atari est dans un entrepôt de Santa Clara, plein des produits Jaguar et Lynx invendus.

C'est seulement aussi récemment qu'à la mi-95, que les cadres et le personnel d'Atari recommencèrent à croire que les choses allaient finalement mieux tourner.
Wal * Mart (NDT: chaîne de magasins américaine) avait accepté de mettre des Jaguar dans 400 de leurs magasins (Mega-Stores) dans tout le pays. S'appuyant fortement sur cette promesse d'espoir renaissant et des ouvertures que représentent de tels contrats, Atari investit lourdement dans la production des machines et aussi dans les méthodes requises pour satisfaire Wal * Mart. Mais les croyances philosophiques des dirigeants d'Atari, selon les­quelles un bon produit n`a ni besoin de publicité ni de promotion, ont mené le contrat WalMart dans un cul-de-sac. Avec tout l'argent investi dans la production des consoles, et les coûts de distribution pour les retrouver dans les rayons des magasins, il ne restait plus grand-chose pour saturer quelque marché que ce soit de publicité. Tandis que les parents se ruaient dans les maga­sins pour acheter des Saturn et des Playstation à leurs enfants, les quelques-uns qui avaient choisi une Jaguar se voyaient sanctionnés la vision d'enfants extrêmement déçus le jour de Noél.

Dans l'espoir de sauver le cas Wal * Mart, un essai désespéré de lancement d'infomer­cials dans le pays fut activé (NDT: les info­mercials sont les pubs qu'on voit à la télé, oû on peut commander le produit par téléphone et CB) Les programmes furent produits par des experts de 'info­merdai. et étudiés pour permettre a Atari d'offrir des packages différents selon les marchés.

En dépit du cout relativement faible de distribution de ces infomercials, leur coût de fabrication et de soutien était très élevé Les résultats furent décevants. parmi les quelques milliers de personnes qui eurent commandé, la plupart retournèrent la console après les vacances (NDT: la caractéristique des infomercial est: satisfait ou remboursé). Les gamins voulaient ce qu ils avaient vu a la télé durant la journée ! Ils voulaient ce qu'avaient leurs amis.Ils voulaient ce dont la presse ne cessait de parler !

Début 1996. Wal Mart commence à retourner tous les produits Jaguar invendus. Après avoir reçu une indemnité de publicité Atari fut forcé d'accepter, le bénéfice net récolté par Atari se résumait a un entrepôt débordant de boîtes abîmées, les prix toujours collés. Incapable de trouver un revendeur acceptant de distribuer des quantités suffisantes pour ne pas couler, Atari a virtuellement cessé ses opérations, et transmit tout l'argent restant a JTS en échange d'une maniére élégante de dis­paraître discrétement de l'industrie. Maintenant que JTS a absorbé Atari, ils ne savent vraiment pas que faire de la masse de machines qu'Atari espérait vendre. Il est difficile de les liquider. Même a des prix soldés, car les acheteurs atten­dent un minimum de soutient, ce que JTS n'a aucun moyen d'offrir. Les centaines d'acheteurs qui les appellent chaque semaine aprés les avoir enfin trouvés, sont accueillis du mieux qu'elle peut par une seule personne .

Les demandes concernant les licenses pour des classiques d`Atari pour d`autres applications, comme les jeux électroniques de poche sont traitées par M.John Skruch qui à travaillé chez Atari pendant 13 ans .

En dépits des prétentions de Nintendo, selon lesquelles leur nouvelle console est le premier systéme 64bits sur le mar­ché, en fait c'est Atari qui a présenté le premier systéme 64bits, peu avant Noél 93, Etant donné qu'Atari ne pouvait se permettre de lancer la console sur tout le territoire, elle fut présentée sur les marchés de New-York et San Francisco en premier Même Si cette arrivée battait à plate couture celle des systèmes 32-bits, Atari connu un succès modéré, mais se débrouilla pour appater les développeurs. Malheureusement les programmeurs avaient grandement sous-estimé le temps de développement d'un jeu 64-bits. Le passage aes 8-bits aux 16-bits avait été plus long que prévu. De plus, Atari n'était déja plus trop en forme financièrement, mais eut quand même à finan­cer la plupart des jeux en développement. Après le lancement initial, il fallut à Atari environ un an avant qu'une flopée de jeux n'arrive en magasin. Même à l'époque, ayant raté la saison vacancière de 94, la plupart des titres prévus furent ralentis, pour éviter un baclage des softs

Les clients n'étaient pas contents, et les revendeurs également consternés. Les quelques pubs qu'Atari publia dans les magazines indi­quaient souvent des dates de sortie incorrectes, car celles-ci changeait à peu prés tous les jours, alors que certains magazines bouclent leur publication environ 120 jours avant la sortie.

C'est on 1983 que Warner Communications donna à Jack Tramiel la direction d'Atari. A cette époque, Atari était souvent considéré comme un élément clé des foyers, mais peu de ces foyers désiraient dépenser beaucoup d'ar­gent pour de nouvelles consoles, et les systèmes avaient ainsi une durée de vie importante. Personne n'avait besoin d'en acheter de nou­veau. Cela, et les dépenses outrageuses de Warner, conduit à des pertes "quotidiennes !" de plus de 2 millions de dollars. Atari était éparpillé quasiment sur toute le Sillicon Valley, avec des employés et du matériel dans 80 buildings diffé­rents, sans compter les bureaux a l'étranger et les usines. M. Tramiel ne prit que la branche domestique d'Atari, et força Warner a traiter la division arcade séparément En quelques années, Jack fit de la boite une compagnie publique, et présenta une nouvelle ligne, innovatrice, d'ordinateur 16 bits, a des prix abordables, et sortit aussi le console 7800.

Pour réaliser ces miracles, Jack utilisa sa politique "le business c'est la guerre'.' Tandis que les gens qui citaient publi­quement ses déclarations avaient sou­vent le sentiment que "politique signifiait être extrêmement agressif sur le marché" , la significaton avait en fait des liens plus proches de l'expérience de Tramiel en tant que survivant d'un camp de concentration. Des 80 buildings de Sunnyvalle, Santa Clara et Milpitas, presque chacun d'eux fut amputé du passif d'Atari. Les gens, le travail, l'héritage, l'histoire furent désintégrés ou liquidés. Ceux qui restèrent, furent de manière peu sympathique conviés a remplacer les autres, et tandis que la plupart essayait, peu réussissaient vraiment a trouver un bon moyen de faire le travail que 12 personnes faisaient auparavant. Du haut de le montagne, Jack les menait d'une main d'acier.

Le moindre courrier devait être approuvé et signé par un petit groupe de personnes. Les bons de commandes non signés ne sortaient pas, quelle qu'ait été leur importance, ou leur urgence.

Les employés se retrouvèrent à perdre un temps précieux à trouver des manières de faire leur boulot quand même. Beaucoup d'entre eux ont perdu leurs jobs pour avoir contourné les règles, ou pour n'avoir pas trouvé de solutions pour arranger les choses. Aussi horrible que cela puisse paraître, c'était on fait la seule manière de protéger la société Atari et de lui donner une chance de survivre, comme cela le lui a permis, et bien permis.

Jack présenta son ordinateur 16-bits, qui fut accueilli de manière chaleureuse aux USA, mais ou un succès colossal on Europe. Les européens n'étaient pas habitués à la "technologie abor­dable', et bien que les ordinateurs Atari n'étaient pas compatible IBM, cela ne fut pas un pro­blème, car les gens pouvaient se les offrir. Ce qui faisait marrer Jack. c'était que les ordinateurs étaient vendus en Europe bien plus cher que ce que les américains auraient payé pour un même produit. C'est ainsi, que la plupart des machines fabriquées furent envoyées dans des pays européens, pour réaliser les plus grandes marges. Ce qui fit enrager les fidèles d'Atari aux USA. Tandis qu'il fallait attendre des mois pour que les magasins reçoivent les commandes, les magazines internationaux proposaient des quantités importantes de matériel. Ceux qui le savaient aux USA furent consternés. Les autres ne surent jamais qu'Atari abandonnait lentement les valeurs qui avaient permis la reconnaissance du nom Atari, tandis qu'il devenait de plus en plus facile de l'oublier, d'autres pensant qu'Atari avait déja déposé le bilan depuis longtemps.

Au niveau technique, les ordinateurs l6bits Atari étaient en avance sur leur temps. Pour moins de 1000$. les acheteurs pouvaient "apprécier le multimédia" avant même que l'expression ne soit vraiment utilisée. L'environnement de travail a base d'icônes précéda la popularité de Windows bien que les caractéristiques essentielles des 2 systèmes furent assez similaires. Le MIDI était intégré, et ou un succès instantané dans l'industrie de la musique professionnelle. Les taches étaient activées à la souris, et le système acceptait les périphériques standards tels que les imprimantes, les modems et les disquettes.

Avec tout le génie qui entra en jeu dans la technologie des machines, trés peu par contre était perceptible dans la promotion et la pub autour de la machine. M. Tramiel était le fondateur de Commodore Business Machines. Quand il introduit le PET en 1977, Jack découvrit qu'il n'avait pas besoin d'appeler le moindre magazine. Au contraire, ils venaient tous frapper à sa porte pour avoir la chance de voir la merveille. Des magazines d'information, de science, d'affaire, de reportage. Ils étaient tous là avec leurs micros, leurs appareils-photo, du papier et un stylo à la main. Et ils revenaient souvent: ajout d'un switch, un nouveau programme de 4ko, ou la signature d'un nouveau contrat de distribution, tout cela intéressait la presse.

De nos jours, l'annonce d'un nouveau jeu vidéo pourrait générer de n'importe quel magazine de jeux une demande de communiqué de presse, mais des méthodes beaucoup plus coûteuses doivent être mises en place pour s'assurer une meilleure couverture. Les rédacteurs sont submergés de news techniques. Des démos leur sont envoyées réguliérement Les fax volent et les e-mail envahissent leur disque dur. Il en faut beaucoup pour attirer leur attention.

Tandis qu'Atari conservait l'espoir de réussir avec la Jaguar, les gens du service marketing se battaient contre les standards établis dans l'industrie, avec un handicap certain. Les cartouches étant si chéres (la Jag était/est au départ un systéme à base de cartouches). les journalistes étaient priés de les renvoyer avant de pouvoir en recevoir de nouvelles. Les journalistes aiment bien faire des dossiers, des rétrospectives. Et trouver les cartouches qu'ils avaient eues a renvoyer n'était pas aisê De plus, ils aiment souvent leurs jobs car ils peuvent conserver les trucs dont ils parlent .

Quoi qu'il en soit les demandes des quelques magazines désirant couvrir les produits Atari furent le plus souvent retournées, à cause d'un manque de cartouches programmables (EPROM). ou bien ils furent découragés par un nombre de barriéres trop élevé. Des pancartes et des posters furent créés, mais la plupart des chaînes de magasins font payer le prix fort aux boites qui veulent en disposer dans leurs rayons. Des campagnes de courrier furent lancées, mais Atari pouvait rarement se permettre de les boucler à temps. Ainsi, les pubs et annonces étaient publiées alors que le produit n'était pas encore disponible.
Clairement, l'expérience de Jack, avec le monde aux pieds de sa compagnie, ne pouvait plus s'appliquer, Le monde avait tourné plusieurs fois sous ses pieds. et il ne s'en était même pas aperçu.
Les tactiques utilisées pour revendre les ordinateurs Commodore étaient simplement des notions du passê surannées.
Pendant ce temps, Sony lançait la Playstation. avec plus de 500 millions de dollars dans le marketing... Aujourd'hui, la Playstation est mondialement considérée comme la console de nouvelle génération qui réussi le mieux. Sony a acheté le marché. L'Atari de Tramiel n'a jamais appris à faire ça. En fait ils n'auraient jamais pu se le permettre de toute façon.

Avançant dans les années 90, l'Europe ainsi que le reste du monde découvrit que le compatible IBM devenait de plus en plus puissant et abordable. Les gens ont toujours voulu des ordinateurs à la maison, tout comme au bureau. et des boites comme Dell et Gateway montre bien la tendance du marché à aller vers des ordinateurs personnels du même type que ceux utilisés par les professionnels dans les bureaux. Dans ces conditions, les boîtes comme Commodore. Atari et Next ne pouvaient plus combattre. Tandis que les fidéles groupes d'utilisateurs de chaque machine se sentaient abandonnés par ces compagnies, forcées d'abandonner le marché l'inévitable arriva. Commodore coula, Next du refondre ses objectifs de marché, et Atari investit ce qui lui restait dans la console Jaguar. Même aujourd'hui Apple à du mal. Aussi bon qu'ils le furent pour se construire une niche, ils se focalisérent surtout sur l'éducation. Mais quand les gamins grandissent et trouvent un job, ils veulent des machines pour travailler, IBM a toujours été un standard dans ce domaine.

Quand on examine l'histoire d'Atari, on s'aperçoit vite que beaucoup de gens et d'entreprises du marché actuel en firent partie au fil des années. Chuck E. Cheese Pizza fut créé par le fondateur d'Atari, Mr. Nolan Bushnell. Apple Computer naquit dans un petit garage, des mains d'anciens employés d'Atari. Activision fut crée par des programmeurs de Ace Atari. La liste est longue.....

Mais pour des raisons pitoyables, les derniers jours d'Atari arrivérent et repartirent sans aucun hommage, pas de fanfare, ni de dignes adieux. Pourquoi? Où sont partis tous les talents ? Où sont toutes les archives ? Où sont les labos et ce qu'ils ont contenu? Où sont les jeux non publiés, et où sont les originaux de ceux qui l'ont été? Pourquoi aucune boite n'a-t`elle essayé de récupérer ce qui reste d'Atari? Où sont les créanciers? Que sont devenus les propriétés et immeubles? ce sont les fichiers de clients, les cartes de garantie, les objets promotionnels, les tracts de meeting, le courrier non traité?
Qui posséde la Boite Postale 61657 (PO. Box 61657)? Qui va travailler dans les anciens bureaux d'Atari? Où les utilisateurs font-ils réparer leurs machines? Qui publie les nouveaux jeux? Qui vend encore des produits Atari? Pourquoi y a-t-il toujours autant de gens qui parlent d'Atari sur intemet?

Je suis un ex-employé d`Atari et fier de l'avoir été. Je suis toujours un fervent d'Atari, et fier de l'être. Pour moi. oe sont des questions qui méritent des réponses, mais qui les posera? Les meilleures personnes à qui les poser sont celles qui ont une exposition au public .Si vous croyez qu'Atari nous a quitté sans dire au revoir, contactez Dateline à: dateline@nbc.com (NDT: émission américaine). Si vous le croyez FORT, alors envoyez cet article à 10 de vos amis par e-mail. Et Si vous le croyez TRES TRES FORT, écrivez à quelques journaux, ou journaux TV Une lettre dans vos propres mots serait géniale. Je payerais pour une rétrospective détaillée sur Atari. Pas vous?
Ne serait-il pas correct d'au moins dire "au revoir?"

                  --Don Thomas

                   75300J267@compuserve.com
                   Permission is granted to freely reprint this article in it's entirety provided tne author is duly credited.

Note du traducteur:
Don Thomas, aprés avoir quitté Atari a été rapidement engagé par Sony dans le département développement Playstatîon. Il a donc hélas bien raison en disant que Sony a acheté le marché, et cela prouve que si beaucoup semblaient croire qu'Atari était nrort depuis longtemps, en fait ils surveillaient de très prés ce qui s'y passait Don Thomas ecrit aussi un livre, sur l'histoire des ordinateurs personnels où il donnera a Atari la place que cette compagnie mérite.
Avoir des idées géniales ne suffit plus. Atari nous a émerveillé avec ses machines, puis déçus, et peut être trahi. Nous leur avons fait confiance, nous sommes encore la, mais ont-ils jamais eu envers leurs clients autant d'intérêt que nous en avions pour leurs machines, et autant de respect que nous en portions à leurs créateurs. Mais business is business... Il est cependant clair que la compétence de la plupart des personnes ayant travaillé pour Atari n'est pas à remettre en cause. Mais celle de ceux qui les dirigeaient oui ! Ceux qui sont encore dans le milieu Atari aujourd'hui peuvent être fiers d'avoir en commun quelque chose de magnifique, un esprit Atari nous à permit de rêver que nous vivions quelque chose de différent Aujourd'hui nous vivons ce quelque chose de différent, et cet esprit ne pourra simplement pas disparaitre. Ce qui réussit aujourd'hui se sont les produits. Les clients sont aussi traités cornme des produits. Quoi qu'il en soit pour ceux qui s'interessaient encore au sort d'Atari, rien n'est plus clair que le fait suivant : maintenant nous sornmes Atari. Et c'est a nous de faire réussir les nouvelles créations d'entreprises comme CenteK et Medusa System, qui elles semblent ouvertes et accessibles.

ST MAGAZINE - No 112 - Janvier 1996

www.powerofasm.fr.st